03 mars 2007

70) Quel fidèle etes vous ???


Selon le doc Leleu, il y a 4 types de fidélité (citations) :

1) la fidélité de grâce:les deux partenaires s'aiment profondément, ils sont heureux, comblés; ils ne désirent personne d'autre ni au plan affectif, ni au plan sexuel. La sexualité va de soi (...)

2) la fidélité spirituelle :
- la démarche spirituelle laïque (...) vivre le couple comme un moyen de s'accomplir et d'aider l'autre à s'accomplir
- la démarche religieuse (...) la promesse est une adhésionpersonnelle et réfléchie à ces valeurs et nonune soumission à des conventions sociales

3)la fidélité ordinnaire: les sentiments vivotent mais ce ne sont pas eux qui maintiennent fidèles les associés, ce sont de médiocres raisons: la modestie de leurs besoins affectif et sexuels, le goût de la routine, le manque d'ambition, la soumission passive aux conventions sociales et religieuses, l'attachement à l'argent et aux biens acquis.
Motivations que l'on peut traduire en terme de peurs: peurs des complications de tous ordres, peur de la mauvaise réputation, peur de perdre, peur de manquer. parmi ces fidèles, on trouve nombre de casaniers, d'inhibés et de psychorigides.

4) la fidélité subie: ils se sont aimés, ils ne s'aiment plus; ils sont indifférents ou pire, hostiles. Ils restent ensemble et fidèles par peur aussi. Peur de la répresion:rétorsion pécunière, violence...Peur de la répudiation, peur de perdre les enfants ou de leur faire du tort, peur de manquer de ressources, peur de l'inconnu, peur du vide.

Souhaitons à ces couples de enouer avec la vie et de rendre une signification à leur destin.

17 février 2007

69) L'éducation ne sert à rien


Autrement dit, que reste- t- il de ce qu’un adulte transmet à un jeune lorsque ce dernier se retrouve livré à lui-même ? Cela pourrait être un sujet de concours d’entrée dans une école d’éducateur. L’évolution du jeune est-elle dû à l’éducation ? Et au fond, est ce que l’éducation existe ?
Grandir c’est intégrer les contraintes de la vie en société. Éduquer c’est permettre cela. Mais lorsque j’oblige mon fils à intégrer la contrainte du « s’il te plait… merci » du débarrassage de table, du coucher à 20h30 etc, que va t il choisir de faire lorsqu’il sera « indépendant dans son premier appart d’étudiant ??
Ce que je crois c’est que nous cherchons une place dans la société : un job, une copine, des enfants, être propriétaire de sa maison etc .. Et que nous fonctionnons comme une balance : d’un côté le désir de l’autre la peur.
Tu veux t’acheter un ordinateur, il te faut de l’argent, il te faut donc travailler, il te faut donc respecter le contrat avec ton boss etc
Tu veux sortir avec une fille et la « garder », il te faut respecter les règles du contrat tacite ou pas...

Désir, contrat, peur du gendarme : ce n’est pas d’éducation dont on parle.
Sans parler de la génétique, de la place dans la fratrie, de la jalousie …
Au fond, ne sommes-nous pas des animaux qui voulons maintenir un certain ordre social ?
Ça me fait penser à Jean-Jacques rousseau et à son contrat social.

Les règles que mon fils respecte à la maison les respecte t il ailleurs ? comment se construit l’éthique d’une personne ? sa volonté ?
Parlons en de la volonté .,JE crois que la volonté n’existe pas . Je crois que l’on est encore les pieds sur cette balance : désir/peur.
Prenons la cigarette, Carr explique que pour arrêter de fumer, il faut « alimenter » le désir du côté positif : qu’est ce que je gagne quand j’arrête de fumer ? meilleure santé, meilleure sexualité etc etc

27 janvier 2007

68) Pour qui voter ?


Autrement dit, quels sont vos critères ?

Les miens ?

-favorable à l'adoption d'enfant, à l'autorité parentale comune et au mariage des homosexuels ( j'élimine l'UMP et le FN)
-Honnêteté ( là, j'élimine la bande à Chirac, à Juppé, Le pen le faux héritier des Lambert ...)
-connaissance des besoins des français ( là, j'élimine l'Ump et les socialo..)
- connaissance des enjeux économiques ( dommage pour Strauss Khan..)
- le moins carriériste possible ( là j'élimine Ségo ..)
- favorable à l'indépendance des pouvoirs (judiciaire, politique et médiatique) ...
- le port de la cravate ??
- ses goûts musicaux ?? je déconne
- celui qui sait que les fonctionnaires ne sont pas uniquement des paresseux derrière un bureau ( infirmiers, éduc, militaire, flic etc)

Il me reste les écolos et les communistes

Et vous , quels sont vos critères et vos "penchants" ??

23 décembre 2006

67) TOBA


Tu vois.
Le monde change encore
Regardez les se débattre...
Ils ont voulu fuir,
Devenir des « hommes » des « femmes »
Comme ils disent…

Des protocoles.
Même pour manger :
« Piquer l’aliment avec l’élément fourchette, l’introduire dans la bouche
Manger la bouche fermée, pas trop vite...pas si vite... »

Ils ont inventé des trucs bizarres.
Le bonheur, l’écologie..la fidélité...

Ah ! Quand tu vomiras...
Ta patience aura atteint sa limite

Qu’est ce que ça veut dire 2000 ans ?
Tous ces gars qui bougent dans tous les sens
Ces gens qui n’arrivent pas à dormir...

Et pis, t’as pas tout vu...
Ils se sont fabriqués leur propre clapier
Leur propre mort

C’est bizarre la vie sur terre.

T’en épargneras quelques-uns
Histoire que ça redémarre.

Ils ne supporteront plus d’être ce qu’ils sont...
Ils fuiront à nouveau...
Fabriqueront des cabanes...

Ah ! Toba, reviens gerber sur nos consciences
Notre « belle » conscience écolo
On l’a racheté à TF1
Sur l’étagère de ma psychose

À quoi ressemblons nous,
À l’intérieur de tes grands yeux ?

C’est bizarre la vie sur terre...

T’es là, tout seul sur c’vieux truc qui tourne
T’éduques tes gosses
Mais t’es tout petit, tout p’tit...

02 décembre 2006

66) Besoin d'échange, de partage, de dialogue



Je trouve dommage qu’il n’y ait pas de dialogue sur le blog. En effet, chacun présente un ressenti, agresse, juge, présente ses pensées. Mais ça ne va pas plus loin.

Dommage.

Dommage aussi qu’à la moindre attaque, il y ait autant de susceptibilité, d’effacement de commentaires . Je suis parfaitement contre l’effacement de commentaire.

Les gens ont ils peur? sont ils à ce point égocentriques ?

Je vais régulièrement voir les réactions des personnes à ce que j’écris, à ce que j’ai répondu. J’ai besoin en effet de « grandir » par la parole de l’autre, par l’échange..Pas vous ?

Je n’ai effectivement pas l’attraction de Loula mais je trouve que l’on a tous quelque chose d’interessant, d’attrayant …

J’ai donc besoin de plus d’échange.

25 novembre 2006

65) violence faite aux femmes


Parait qu'il y a une pub assez violente en ce moment sur la violence faite aux femmes . Une femme meurt tous les trois jours de violence conjugale.

La mort ..la violence ...Des réalités mais aussi des concepts. Puisqu'à Bali, pour prendre un exemple, la mort est perçue bien différemment . Elle en est presque banale.

Je ne vois pas comment on peut traiter d'un sujet comme celui ci sans le mettre dans une perspective plus grande : la violence est- elle le monopole des hommes ? De quelle violence parlons nous ? De quelle mort parlons nous ?

J'ai l'impression que la pensée occidentale est basée sur un système binaire : vie / mort

Il n'y a pas, je crois de valeur absolue à la mort et l' on ne peut pas regarder les choses par le bout de la lorgnette.

Toutes nos valeurs me semblent construites autour de ce système binaire ou tout au moins , dans cette perspective.

La prévention autour du Sida, si elle échoue , n'est- ce pas parcequ'on est étriqué dans ce binôme "vie mort" ?

Cela me fait penser à ce film avec val Kilmer " Premier regard" où Mira Sorvino tente de lui faire , non pas retrouver, mais posséder la vue, puisqu'il est aveugle. Le couple tombe sur un spécialiste qui effectivement donne la vue à Val Kilmer .
Une fois, en possession de ce sens, il est complétement perdu: il voit, par exemple, une pomme sur un magazine mais ne devine pas les perspectives et se sent bête quand il essaie de l'attraper. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la souffrance le conduise à retrouver la cessité...

Je me sers de cette exemple pour illuster mon cheminement. Je pense aux femmes voilées, à la guerre...toutes ces choses que l'on n'aime pas en occident.

La violence faite aux femmes est facilement mesurable dans un système binaire " vie mort ". Mais il me semble que l'on n'a pas le droit de traiter d'un sujet en l'isolant et en ne le mesurant que sur une seule échelle.

De même que le couple "victime bourreau" est facilement identifiable dans une lecture binaire.

Mais il semble tellement compliqué de mesurer en 2006 la manipulation, l'aliénation, l'instrumentalisation des êtres qu'on en reste là ..

On a inventé des avions des fusées mais incapable de mesurer autre chose que la violence sur l'échelle "mort vie ".

Le harcélement moral, d'ailleurs, est toujours aussi difficilement défendable...

Alors toujours aussi persuadé qu'un coup est plus fort qu'un mot ?

30 octobre 2006

64) du service militaire et de la crise des banlieues




J’ai l’impression que le service militaire n’aurait jamais dû disparaître. C’est moi qui dis ça alors que j’ai tout fait pour ne pas le faire (?!) Quand je vois ce qui se passe en banlieues, je me dis qu’il n’aurait jamais dû disparaître mais être profondément modifié.

Je pense qu’il n’existe plus de rituel de passage entre l’âge adulte et l’adolescence. Aujourd’hui Ségolène Royale pense que les délinquants devraient être entre les mains des militaires. Why not ?

Un service militaire qui permettrait de couper les ponts avec la famille qui dit oui à tout, à la bande qui tire vers le bas...

Un service, oui mais pourquoi militaire ? Pourquoi effectivement ne pas inventer un « encadrement » qui permettrait de faire intégrer les contraintes de la rigueur, de la solidarité, de la frustration (façon de parler). Le tout sans arme.

Les CER (centre d’éducation renforcé) me semble finalement adapté à beaucoup de gens qu’aux délinquants.

Qu’en pensez vous, vous qui passez par là ?

21 octobre 2006

63) société de l'inceste


Il y a quelques années, j'étais éduc dans un foyer d'accueil d'urgence. Ce qui m'a frappé c'est la différence générale d'attitude entre les ados réfugiés politiques et "nos" ados: les premiers avaient connu l'horreur, leur famille tuées sous leur nez, leur famille disparue et pourtant cette envie de s'intégrer en france. Nos ados, eux fuguaient, trafiquaient et j'en passe.. un fossé les séparait.

Sans vouloir faire de raccourci primaire, je me suis dit, au fur et à mesure de mes interventions, que les parents gâtaient trop leur enfants, qui de ce fait ne rencontraient jamais de limite. Une limite qu'ils allaient chercher ailleurs. Et l'on sait que sans barrière, on devient fou. Que sa liberté s'arrêtre là où commence celle d'autrui.

Mais voilà, moi aussi je suis devenu parent . Qu'il était dur en tant que parents de protéger nos gosses d'une société de consommation, une société qui paradoxalement veut les intégrer !!

A quoi bon être parent ? intégrer son enfant à une société qui leur veut du mal ??

J'allume la télé: je tombe sur le zapping, groland. C'est sympa.. mais pour les adultes

je vais à la maison de la presse: mon gosse lève les yeux sur la presse porno ..c'est sympa le cul mais pour les adultes..

Je vais dans la rue: les ados s'insultent, se parlent comme des chiens, t'es obligé de demander à tes potes de surveiller leur language, il ya des affiches de nanas à poil sans parler des kiosques .. (moi j'aime bien mais c'est pas le monde de mon gamin !)

j'écoute un sketch: tu tombes sur bigard et là aussi tu zappes..

Il n'y a plus frontière entre le monde des adultes et celui des enfants. Personne ne réagit non lorsque Catherine Breillat emmène son fils, alors agé de 8 ans, voir son film "Romance" .

Cette frontière est nécessaire: c'est donner à l'enfant une "envelloppe", une "peau" existencielle.

La liberté des adultes n'est pas celle des enfants: nous n'avons pas les mêmes droits et les mêmes devoirs d'ailleurs.

Ce que j'en pense donc, c'est que pour l'enfant, il y a deux frontières: celle du monde des adultes (l'interdit de l'inceste) et celle de sa propre liberté .

20 juillet 2006

62) Ame susceptible, s'abstenir ...


Âmes susceptibles, s'abstenir de croiser mon chemin. Ou pire, de participer au maillon faible,d'être la cible des guignols, de Laurent Gerra ou du public "non casté" d'Arthur. Je sais, ce sont des références que certains trouveront douteuses.

Âmes susceptibles, s'abstenir de répondre à une attaque par une autre attaque..

Âme susceptibles, évitez les blogs québequois beaucoup plus corrosifs et courageux

Mais ou est la frontière entre respect et susceptibilité ?

18 juillet 2006

61) Mon droit de réponse


Résumé des épisodes précédents

Ou quoi de plus laid que de profiter de l’amour des gens pour leur mentir sauvagement.

Si certains veulent continuer de voir les choses par le bout de la lorgnette, ça les regarde. Pour les autres, quelques explications.

En février 2006, ça chauffait un peu entre une internaute et moi. La donzelle était sur plusieurs coups à la fois et a finalement décidé de me dire la vérité brutalement. Elle précisait dans un mail, qu’elle s’était jouée de moi pour flatter son ego. Cette fille n’est autre que l’une des meilleures amies de Mélanuit. Je n’ai pas harcelé cette fille par la suite comme cela a été dit par Neeko. Il n’y avait pas besoin d’être un fin observateur pour voir qu’il n’y a plus eu de messages de ma part sur son blog, j’ai supprimé d’ailleurs très rapidement son lien sur mon blog et j’ai conclu le mois de février en disant « le bloggeur est un con » en parlant de moi, évidemment, qui m’était fait avoir.

Parallèlement, j’avais des échanges sympas avec Mélanuit, à qui j’ai envoyé mon cd et qui m’a répondu par une lettre. Point barre.

Le 27 février, je faisais un poème commençant par « Mélanuit .. » qui n’était pas destiné à Mélanuit, comme vous pourrez le voir, si vous vous en donnez la peine.

Le 1er mars, juste après, Mélanuit arrête son blog. Elle le redémarre plus tard. Je vois bien qu’elle ne vient plus sur mon blog et que ses réponses sur son blog sont extrêmement distantes. Je ne comprends pas. Je me dis tout simplement qu’il y a eu un malentendu.

Je lui envoie donc un mail, hors blog, pour obtenir des explications. Parallèlement, je lui dis aussi que je préfère ses photos d’avant, plus originales. Parallèlement encore, je lis le blog de son mec et je me dis qu’il attache de plus en plus d’importance à son image et à celle de son groupe alors que je trouve le contenu musical affreusement pauvre. Cela reste évidemment mon point de vue et je vous invite à aller les écouter sur leur blog.

N’ayant aucune réponse de Mélanuit, je décide de dire ce que j’ai sur le cœur, en piquant au vif l’orgueil surdimensionné d’un Narcisse en puissance. S’il n’avait pas été aussi attaché à son image, croyez vous qu’il aurait répondu ?

Ma réponse, je l’ai eue. Marion ou Neeko ont menti à Mélanuit et m’ont fait passés pour un dragueur. Ils ont profité de l’amour qu'elle leur porte pour lui faire gober des conneries.

Par ailleurs, ça sent la jalousie. J’ai effectivement fait des cd (1) vendus en Fnac (2) qui sont passés en radio (3) les musiciens qui jouent sur mon dernier 3 titres sont des personnes connues au niveau national et européen (4) mes poèmes ( « vomitifs » dixit Neeko) ont reçu un accueil très enjoué (5) etc. etc

Neeko n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Et je vous invite encore à aller écouter sa « musique ».

Par ailleurs encore, je n’apprécie pas l’attitude qu’a eue Neeko de venir réagir sur mon blog, il y a quelques mois de ça, de façon aussi péjorative, sans jamais écouter les réponses. Attitude que je trouve donc psychorigide et narcissique.

En conclusion, je dirais que Narcisse est un menteur, jaloux qui a été piqué au vif dans son orgueil et son ego surdimensionné. Que ses seules moyens de se débattre sont donc le mensonge, la censure et l’insulte.

15 juillet 2006

60) supression de commentaires


Un couple s'est sali tout seul en réagissant fort à un poème où personne ne les avait reconnu. Ils ont ensuite supprimé mes réponses, qui n'étaient pas des insultes mais des réponses- questions. Il y a des moments comme ça, comme un coup de boule à la zidane.. un carton rouge et on repart..
Moi, le carton rouge, je le mets aux modérations et suppression de commentaires hormis pour des propos racistes..
Le conflit est nécessaire dans notre société (surtout la notre) . On ne peut pas passer son temps à se cirer les pompes.
Chacun à le droit de s'exprimer y compris, ceux qui ne suivent pas la masse . Je me suis fait insulté plusieurs fois sur ce blog, certains m'ont pris de haut, voire de trés, trés haut (mais j'en ris) .
L'harmonie est elle un équilibre précaire où chacun se protège et s'empêche de tomber ?
Si vous avez quelque chose à dire , dites le !
La fuite made in france conduira notre pays à un peu plus de mièvrerie.

14 juillet 2006

59) la groupie



Elle était photographe à l’heure de non-retour
Elle était de Bretagne et parfois londonienne
Il était guitariste et buvait Kronenbourg
Il avait dans le sang de l’envie de la haine

Le r’gardait d’ses grands yeux Apollon à deux balles
Photographiait moins bien les remparts les dédales
Son talent s’est enfui pour lui laissé la place
Le grand dadet s’prenait pour un mec qui décoiffe

Le groupe était mauvais, elle le suivait sans cesse
Elle avait oublié sa personnalité
Il lui avait volé son regard sa justesse
Ils roulaient, on s’en doute, en moto tout l’été

Il m’avait jugé mal, elle ne me parlait plus
Il m’avait jugé sale, mais c’est bien lui qui pue
Suffisance et j’en passe comme un chien qui recule
Un orgueil de bouffon du shampoing pour ch’veux long

À quoi ressemblez vous, toi le torse bombé
Elle, éteinte, en dessous à te baiser les pieds
Tu t’prends pas pour d’la merde et t’appelles ça l’humour
Elle regarde plus que toi et le monde s’assèche

Elle le rendait vivant, elle lui rendait son âme
Qu’as tu fait à son cœur enfermé dans ta main ?
Elle est comme un regard que tu gardes pour toi
Elle est comme un miroir que tu salis d’tes doigts

12 juillet 2006

58) Web dépendance


J'avoue.. Je passe beaucoup trop de temps à lire les blogs, vidéo et autre sur le net. Tout le monde se demande pourquoi, je ne fais rien , comme travaux chez moi, depuis quatre mois...
Dépression...dépendance...susceptibilité..chaleur..

Les raccourcis sont évidemment faciles pour ceux qui jugent plus vite que leur ombre. Mais effectivement, je l'avoue, l'une des facettes du problème, c'est la dépendance (anaclitique) à l'objet.

Quelles solutions me proposez vous ?

11 juillet 2006

57) la société


Pour moi, c’est un ensemble de gens qui vivent ensemble « grâce » des lois mais surtout des contraintes . « Grandir » signifierait donc intégrer des contraintes et « Éduquer » les faire intégrer.

Ne trouvez vous pas qu’il y a trop de contraintes à intégrer :

-Posséder un scooter à 14 ans et respecter le sommeil des gens à 23 heures (ironique)
-Rouler à 50 Km/h sur une grande ligne droite loin de tout danger
- « Intégrer » les progrès techniques et les progrès (relationnels) humains à la fois
- « Intégrer » la non-violence lorsque l’on n’a pas connu autre chose que la violence dans son enfance (Zidane ?)
-Intégrer les activités quotidiennes lorsqu’on est un homme élevé par « une mère à tout faire »
-Intégrer l’écoute, l’attention à l’autre lorsqu’on a manqué d’attention toute sa jeunesse
-Intégrer « l’autre » quand on a été élevé comme une princesse et caressé dans le sens du poil sans arrêt
- « Intégrer » le désir envers de multiples partenaires et l’amour fidèle à son (ou sa partenaire)


Quelles contraintes avez-vous eu ou avez-vous le plus de mal à intégrer ?

30 juin 2006

56) Loula tentative



Et si j'essayais de mettre de la musique....

Je suis déçu... bou...quelqu'un n'a t il jamais vu les films du post 54 ??

29 juin 2006

55) la super vidéo

Where the Hell is Matt?

une vidéo qui fait chaud au coeur

54) Qu'avons nous en commun ? ( les films)


Parmi 20 films que j'ai aimé, avez vous quelques goûts en commun avec moi ?

1)house of sand and fog

2)le festin nu

3)brazil

4)les jours et les nuits de china blue

5)le silence des agneaux

6)dragon rouge

7)le triangle du diable

8)when the night is falling

9)requiem for a dream

10)in the mood for love

11)papillon

12)le soleil au dessus des nuages

13)Marius et Jeannette

14)y aura t il de la neige à Noël?

15)Merci pour le geste

16)la fille de Ryan

17)mulholland drive

18Lle coeur des hommes

19) l'emploi du temps

20) fauteuil d'orchestre

24 juin 2006

53) anorgasmie masculine


Tout fonctionne sauf qu'au moment fatidique , j'avoue, je ne ressens rien ..Un vide , un espace . J'ai envie, je ressens une montée..et puis, comme dans un rêve où l'on se réveille au mauvais moment: une abscence.
Pourquoi ? Paraît que je me suis trop employé à satisfaire mes partenaires depuis quelques années...parait aussi, que pour un homme, quand on a trop fait l'amour, l'hormone du plaisir ne fonctionne plus...
Je pense être à peut prés comme tout le monde, hormis mon taux ahurissant de cholestérol, mon hernie iatal et mon profil borderline...
Cela fait donc quelques années que ça dure alors qu'auparavant je ressentais des frissons jusqu'aux cheveux !

J'attends vos pistes et autres conseils

19 juin 2006

52) ça va mieux


En me balladant dimanche, je croise prés d'un chemin, ce bel animal. Il est venu me réveiller. depuis, je ne pense qu'à lui, à le revoir. Elle était enroulée, là sur un tronc d'arbre. sous mon regard, elle s'est déroulée lentement puis est partie. je n'ai pas eu peur. Elle m'a réveillé, remis en connexion avec le monde . J'ai, sans doute été surpris. Elle n'était peutêtre pas là par hazard...

17 juin 2006

51) L'autre, c'est moi


Ce jour-là , vous vous direz que vous ne comprenez pas. D’autres nourriront leur ego en disant qu’ils l’avaient présenti « trop mal dans ses baskets, trop fragile, trop gentil, ça se voyait à des kilomètres ». Mon fils pleurera, ne pleurera pas . je lui ferais le pire des cadeaux. Je n’aurais pas eu assez de courage. Ma famille ? des larmes, des poussières, de l’absence. Ma femme parlera d’elle à travers moi. On l’a plaindra une bonne fois pour toutes.

Je me débats dans ce corps mal fait, me sentir libre, respirer. La vie m’a lâché, elle m’a déraciné. Je voudrais retrouver l’envie, la niaque, le plaisir. J’ai paumé l’enfant qui était en moi, j’ai perdu mon armure. Je n’ai même plus envie d’en pleurer.

Lorsque les gens me parlent, ils s’adressent, sans le savoir, à mon faux self, celui qui a l’air calme, attentionné, gentil, dans la lune… Personne ne lit en moi, l’être fait de poussière, de misère...

Je cache mon jeu pour éviter d’assister à la fuite des gens, à leur pitié.

J’ai appelé au secours. Personne n’a entendu. On ne m’a à peine regardé.

Les psys m’ont fait tisser des liens infinis autour d’un grand vide.

Les antidépresseurs n’ont plus d’effet sur moi car je n’ai pas de moi.

Je remercierai ironiquement mon psy pour sa non-aide, sa non écoute, pour son manque de bienveillance. Pour ses conseils décalés, son analyse hors sujet.

Je remercierai mes collègues de boulot pour m’avoir laissé tomber.

Je remercierai ma femme pour avoir regardé son nouvel épanouissement au fond de son nombril.

Gamin, que peux-tu espérer d’un père comme moi ? Te fragiliser ? je n’en ai pas envie.

Certains, comme Catherine se diront, furtivement que c’est étrange de ne rien ressentir, que je n’étais qu’une guenille, que ce n’est pas de sa faute. Que ça lui suffit bien assez de se faire traiter de salope. Un jour suffira pour ne plus penser à moi.

D’autres s’en voudront un peu. Un peu et un peu moins chaque jour d’une semaine de 7 jours maximum.

Il faudra bien se débarrasser de ce corps trop lourd, comme ce bras qu’on écrase toute une nuit et dont on ne sent que le poids, au petit matin.

Comment faire pour imaginer autre chose ? mon avenir est vide d’image. J’ai bien des projets, mais eux aussi deviennent lourds. La musique devient insupportable.

L’autre. C’est ça le problème. C’est que tout le monde s’adresse à l’autre. L’être social qui sourit de façon télécommandée. L’autre c’est aussi moi, celui que vous n’entendez pas, un enfant qui ne veut pas être abandonné.

Les colères démesurées de mon père, la tristesse permanente de ma mère ont eu fin de moi. La poussière qui envahissait les couloirs, les poils du chat. Le chat agressif qu’ils ont piqué sans me le dire. Deux, trois jours ont suffi pour que je me rende compte de son absence : « on a eu peur de te le dire’ .

La dépression est là mais qu’est qu’il y a au bout ? Qui vaincra l’autre ? le dépressif ou le battant ? Le battant n’a plus de cœur, il ne sait plus danser.

Comment m’en sortir quand je suis seul ? car, au fond c’est la solitude mon pire ennemi. Lorsque je suis seul, il reste « attention la marche » « nous ne sommes pas des anges », il reste le blog, un peu.